Le caillou ou le menhir ?

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Le CSE viens de remettre son avis sur la politique sociale de l’entreprise et ce n’était pas triste. Comment dire ? La direction et le CSE semblent vivre dans deux réalités parallèles, sur deux planètes différentes. Et le doute subsiste aujourd’hui quant à celle des deux planètes sur laquelle les salariés ont élu domicile.

Trêve de plaisanterie. La pierre d’achoppement  d’une tentative de dialogue qui a monopolisé une partie de la matinée, en l’occurrence la souffrance des salariés au travail, serait pour les uns un cailloux et pour les autres, un menhir. Nous vous ferons grâce de l’exercice en mode QCM de raccordement des protagonistes, qui au menhir, qui au caillou.

Mais comment s’est déroulé le dialogue du coup ?  Après la tentative de la direction de couper court à la discussion sans autre forme de procès, nous avons eu droit à un bel échantillon des procédés rhétoriques classiques, de l’indignation outrée, en passant par l’accusation du procès en sorcellerie, mais aussi des remarques sur un style jugé trop lyrique, ou encore un commentaire sur le manque de substance  (10 pages sans compter les annexes) et sans oublier aussi, la dérision quand le mot burn-out a été brièvement évoqué (pour souligner comment notre simple mention de ce vocable trahissait finalement une vision caricaturale d’une réalité et par là même nous disqualifiait).

Il fallait semble-t-il en passer par là, car enfin la discussion s’est ouvert un petit peu. Et la direction a fait un geste.

Cette dernière est donc maintenant d’accord pour établir un état des lieux auprès des salariés en diligentant une enquête par un cabinet d’experts. C’est déjà un bon début. Sans présumer de quoi la suite sera faite, réjouissons-nous  de cette ouverture qui ne fait qu’aller dans le sens des obligations légales de l’employeur, et restons vigilants pour les prochaines étapes.

Mais revenons à la souffrance. Lorsque l’on parle de souffrance au travail on fait allusion à la souffrance mentale.

Vos représentants sont sollicités pour les cas difficiles, mais aussi pour accompagner certains changements d’organisation. Nous sommes donc souvent en contact avec une réalité qui pourrait déformer nos regards.

C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de vous. Il nous semble essentiel à ce stade de  recueillir le plus d’avis possible afin d’assoir notre démarche. 

Alors, qu’en pensez-vous finalement ?

Est-ce que cela vous parait exagéré de parler de souffrance quand on parle de travail chez Worldline ?

N’hésitez pas à intervenir là. Oui, oui, tout en bas dans les commentaires.

Vous êtes les experts de vos conditions de travail, de la façon dont vous vivez votre métier et vos interactions avec vos collègues. C’est vous qui utilisez les outils, qui suivez les process, qui construisez des plateformes et développez des logiciels.

Est-ce que vous pensez que l’on peut souffrir au travail chez Worldline ? Avez-vous en tête des exemples que vous aimeriez partager, qui vous touchent directement ou indirectement ?

Aidez-nous à nous faire une meilleure idée de ce que vous vivez au  jour le jour en nous faisant part des choses qui vous rendent la vie impossible au travail et qui vous la gâchent.  

Essayons de lancer la discussion. Par exemple, comment vivez-vous le rythme soutenu de réorganisation ? Le flux ininterrompu de rachats et de fusions ?

Votre travail est-il toujours agréable ? Estimez-vous être en mesure de faire un travail de qualité dont vous pouvez être fier ?

Est-ce que vous êtes en confiance quant à vos compétences et l’avenir de votre carrière ?

Vous pouvez parler de tout, de la bureaucratie, de la pression, de la charge de travail, de la séparation vie privée / vie professionnelle, des outils, du management, de la façon dont les décisions sont prises, des formations, etc…

Si nous avons assez de contributions, nous ferons un article de synthèse. Et surtout cela orientera notre action vis-à-vis de la direction.

Alors à vos plumes et merci d’avance ! (le formulaire de commentaire est juste en dessous)

Bien à vous

PS: nous revenons plus en détail sur l’avis du CSE dans la synthèse de la dernière réunion plénière

3 commentsOn Le caillou ou le menhir ?

  • Oui, les burn-out existent bien chez worldline, l’amicale pression pour en faire toujours plus, toujours plus vite, sans aucune reconnaissance en 2020 pour le travail accompli. Notre direction et notre RH sont complètement aveugles.

  • Entre la surcharge permanente de travail, et les exigences de “product profitability” qui empêchent le management de recruter pour mieux répartir le travail, je dirais que la dynamique est davantage négative que positive 🙁 Quand aux risques de burn-out, pour en avoir fait un dans mon précédent poste (autre employeur), je confirme que là aussi les signaux que je vois autour de moi (et chez moi-même) sont plutôt rouges que verts…

  • Un salarié préocupé

    Derrières les publications officielles de Worldline sur le bien-être au travail, il y a les actes. Nous subissons aujourd’hui des réorganisations (séparation MTS-FR/MTS-BTN, réorganisation Ingénico…) avec des choix qui sont faits en dépit du bon sens : aucune consultation des collaborateurs; pas d’écoute lorsqu’un collaborateur indique 9 mois avant (mon cas) qu’il ne souhaite pas s’inscrire dans un contexte cible; des managers qui apprennent en présentation publique qu’ils perdent la moitié de leur équipe; rétrogradations… Dans un contexte où les collaborateurs sont déjà fragilisés du fait de l’isolement en télétravail, du Covid etc., le mode de fonctionnement actuel de Worldline est très pesant. Il suffit de sonder autour de soit : étant moi-même à un moment donné dans un état médical inquiétant – dont je me suis heureusement sorti du fait d’un changement de contexte – du fait de ma situation professionnelle (perte de sommeil, anxiété, perte de confiance en soi… autant de signes évocateurs du burn out), j’ai échangé autour de moi : énormément de collègues vivent la même chose. La situation chez Worldline est extrêmement inquiétante! Je ne pense pas que le “top management” soit conscient du niveau de gravité de la situation : j’ai réellement peur aujourd’hui qu’ils en prennent conscience trop tard – après un ou plusieurs accidents… (j’en viens même à me demander si ce n’est pas déjà arrivé et que ça nous a été caché)

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