La NAO 2014 est finie …
La CFTC partage le constat de la CGT : La négociation annuelle obligatoire de l’année 2014 fut une farce. Comme une petite ritournelle, chaque année on se réuni, on babille, on réclame, on s’offusque puis on reste sans voix. La possibilité même de négocier est déniée aux organisations syndicales par la Direction. Son projet n’offre aucune possibilité d’être amendé, de faire bouger les lignes, il est ficelé d’avance.
« La Direction est restée sourde à toutes les revendications des délégations syndicales » n’acceptant pas même ce qui ne coûte rien.
- Ouvrir une négociation sur la qualité de vie au travail : Non.
- Favoriser la discussion collective et la prise en compte de l’avis des salariés sur la vie au travail : Niet.
- Ouvrir le compte épargne temps à l’ensemble des salariés : In your dreams !
- Faciliter l’utilisation du DIF : NON !
- Ouvrir une négociation sur la responsabilité sociétale de notre entreprise, assouplir les conditions d’accès au télétravail, mettre à disposition des salariés des salles de repos sur l’ensemble des sites, faciliter le renouvellement des titres de séjour des étrangers : Non, non et NON !
On se courbe encore et toujours pour cette ligne droite de la rentabilité outrancière
Rien d’autre ne s’invite à la table des négociations, imbue de son pouvoir, elle prend toute la place et nous impose les règles de son jeu !
En attendant la suite des carnages, il se peut, qu’arrive la limite …
Autrement dit, jusqu’à quel point la logique financière peut-elle dégrader nos conditions de travail ? Existe-t-il un seuil au-delà duquel les salariés jettent l’éponge ? Où se situe cette limite qui sépare l’investissement et la confiance d’une logique de retrait et de méfiance ? A quel moment n’acceptons nous plus que notre entreprise crée autant de richesse et en partage si peu ? Cette question a le mérite de nous mettre tous d’accord : Organisations syndicales et direction ignorent notre capacité, à nous tous salariés, d’accepter la dégradation et l’injustice de nos conditions de travail. Aurait-il été possible que les salariés lyonnais travaillent en desk-sharing et en open-space comme cela avait été imaginé ? Serait-il supportable que nos salaires soient tout simplement gelés ? Pourrions-nous travailler encore plus et de manière encore plus contrainte ?Nos capacités d’indignation, de résistance, de consentement au travail sont les grandes inconnues de cet équilibre fragile sur lequel est construit Worldline.
De cette première réflexion découle une seconde : Que se passe-t-il pour un salarié dès lors qu’il a franchi cette limite ? Qu’est-ce que l’on trouve de l’autre côté de ce seuil ? Quelles logiques, quels rapports au travail sont invoqués par les salariés ? Sont-ce des logiques du moindre effort, du retrait, du zèle ? Sont-ils à la recherche d’un rééquilibrage du temps professionnel en faveur de leur temps personnel ? La perruque, consistant à réaliser des projets personnels sur son temps de travail est-elle de retour ?
La CFTC ne souhaite évidemment pas juger ces pratiques, elles ont leurs justifications et apportent une réponse, une protection à des salariés à un moment donné. Nous déplorons néanmoins que cette grogne, ces mécontentements, ces pratiques ne se traduisent pas par une réflexion et une contestation plus globale. La direction joue de cette faiblesse des réactions collectives actuelles. Ce jeu peut se relever dangereux car le nombre de mécontents s’accroit.
Ces politiques dirigistes finiront par lasser et fâcher les collaborateurs. Il suffit de regarder les résultats du GPTW et la diminution de la satisfaction globale chez Worldline. Le sentiment d’un mauvais partage des richesses de l’entreprise s’exacerbe entre une vitrine resplendissante et une arrière-boutique laborieuse. Nous restons persuadés que seul un mouvement collectif, un rééquilibrage du rapport de force en faveur des salariés pourrait changer la donne. !!
Alors rejoignez l’équipe de la CFTC ! N’hésitez pas à nous contacter. Des informations complémentaires sur les NAO sont consultables sur notre site.
Amicalement Votre
Jean-François Rodriguez, Florent Jonery, Christian Palcowski et toute l’équipe CFTC
Ps: Merci à Noir désir 😉





