Bientôt un comité d’entreprise européen chez Worldline

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Bonjour à tous,

C’est l’une des conséquences très positives de la séparation des groupes Atos et Worldline. Depuis que nous avons quitté Atos, la Direction a l’obligation de mettre en place un Comité d’Entreprise Worldline au niveau Européen. 

C’est évident une très bonne chose qui devrait nous permettre d’améliorer le dialogue social au sein de notre entreprise.

Afin de bien comprendre la négociation qui a débuté il y a quelques mois, nous vous proposons une présentation de ses enjeux et une synthèse des informations importantes à avoir en tête.

Très bonne lecture !

Pourquoi la mise en place d’un comité européen Worldline est une bonne chose pour les salariés ?

Tout simplement car notre entreprise n’est plus une entreprise française. Cela fait déjà un moment que l’espace limité du territoire français débordait de toute part. Aujourd’hui notre groupe a une dimension mondiale et une présence européenne très solide. Le dialogue social à l’échelle française n’est plus adapté à l’organisation de notre groupe et ne permet plus d’adresser correctement des projets et des décisions qui sont prises à un niveau de Direction supérieur à la Direction France.

Autrement dit, le comité européen permettra à nos futurs représentants d’échanger directement avec Monsieur Grapinet. Et ça c’est évidemment une bonne chose.

A quoi servirait un Comité d’Entreprise Européen chez Worldline ?

Les prérogatives d’un Comité Européen sont limitées à des questions transnationales. Dès lors qu’un projet concernerait l’ensemble du groupe Worldline ou au moins 2 entreprises situées dans 2 États de l’Union Européenne, alors le Comité serait compétent pour se saisir du sujet.

L’objectif de la représentation du personnel, quelques soit son niveau, est toujours le même : faire valoir les souhaits et les difficultés des salariés afin de peser sur le devenir de Worldline. Le Comité Européen nous permettrait de prendre part à l’élaboration de projets de très hauts niveaux. Il nous offre peut être un moyen de participer aux transformations de notre entreprise afin que Worldline devienne une entreprise plus harmonieuse, plus équitable et plus humaine.   

Ouverture d’une négociation pour penser la mise en œuvre du comité européen

La Direction Worldline avait le choix de mettre en place un comité toute seule comme une grande en appliquant tout simplement le cadre défini par le droit du travail.

Mais elle avait également la possibilité d’ouvrir une négociation et c’est finalement l’option qu’elle a privilégiée. C’est une très bonne décision ! Cela devrait nous permettre de construire tous ensemble, avec des représentants de l’ensemble des pays européens de Worldline, un accord au plus près des attentes et des spécificités de chacun.

Good !

Les thématiques centrales de la négociation

La négociation devrait s’organiser autour de trois blocs de thématique :

  • La composition du comité
  • Les prérogatives du comité
  • Les moyens du comité

Rapide tour d’horizon des sujets que nous devrons traiter pour parvenir à un accord de qualité.

Sur la composition du comité

Sur le nombre de membre du comité

Quels pays seront représentés et pourront siéger autour de la table du comité ? Combien de membres composeront les délégations des différents pays ?

C’est évidemment une question centrale : à la fois on comprend bien qu’une réunion qui réunirait plus de 30 personnes ne parlant pas nécessairement la même langue pourrait être difficile à conduire. Mais inversement, il faut réussir à construire une instance permettant à l’ensemble des salariés du groupe Worldline de faire valoir leurs spécificités, leurs cultures et leurs difficultés.

La proposition initiale de la Direction met en place un comité européen de 16-17 membres, représentant 13 pays sur les 17 où Worldline est actuellement présent. A noter qu’en cas où la négociation n’aboutirait pas, la loi définit une représentation de tous les pays, et des représentants par % de l’effectif global. Ce qui donnerait 22 représentants, dont 4 pour la France 

Il est donc surement possible d’améliorer la copie de la Direction.

Sur le mode de désignation

Là encore le droit offre plusieurs possibilités :

  • Soit les membres du comité européen seront désignés par les Organisations syndicales des différents pays
  • Soit les membres seront élus à la manière des membres du Comité Sociale et Economique Français.

On comprend le risque que les salariés se désintéressent d’une élection pour un comité européen et finalement que le résultat des élections n’ait pas beaucoup de valeur. Inversement offrir la possibilité aux organisations syndicales de désigner les membres de l’instance pourrait favoriser un fonctionnement opaque de l’instance et faciliter le désintérêt des salariés pour la vie de cette instance. Nous devrons également prendre soin de respecter des cultures de la représentation très dissemblables selon les différents pays de l’Union Européenne.

Qu’en pensez-vous ?

Les prérogatives du comité européen

Comme nous l’évoquions précédemment le Comité Européen s’intéressera aux questions transnationales. Le droit oriente le travail du Comité vers des questions économiques et organisationnelles.

Il nous semble nécessaire d’élargir le spectre initial du Comité afin de pouvoir traiter également les questions d’ordre social à un niveau européen. Là est véritablement l’un des enjeux de la représentation actuelle : réussir à harmoniser le droit social (par le haut) pour l’ensemble des salariés du groupe Worldline.

A la manière de l’information / consultation du Comité Economique et Social Français, le Comité Européen pourrait être informé annuellement de la politique social du groupe Worldline pour l’ensemble des pays :

  • Dans quels pays Worldline embauche actuellement ? Inversement quelles sont les géographies qui voient leurs effectifs diminués ?
  • Comment évoluent les compétences des salariés dans les différents pays ? Les promotions des salariés sont-elles uniformément réparties au sein du groupe ?
  • Quelles sont les rémunérations moyennes des salariés au sein du groupe Worldline ? Quels sont les différents avantages (Primes, intéressement, congés, etc.) que les salariés perçoivent en fonction du pays auquel ils sont rattachés ?
  • La situation comparée des hommes et des femmes au sein du groupe était-elle équivalente quelle que soit la géographie ? Quelles mesures sont appliquées pour réduire les inégalités au sein des différents pays ?

Sur les moyens

En fonction de l’agenda de Worldline, nos futurs élus européens auront beaucoup de travail.

Il est donc nécessaire de leurs accorder du temps et des moyens. Le droit n’est pas très protecteur sur cette thématique et accorde du temps de délégation uniquement aux membres du bureau. C’est peu et cela semble très insuffisant au vu des dossiers que le Comité Européen devra traiter.

Nous espérons que la Direction et les négociateurs parviendront à améliorer les choses.

D’autres part, il nous semble indispensable que les élus soient formés. Comprendre la pertinence d’une OPA, saisir les conséquences d’une restructuration de toute une activité, etc. n’est pas anodin et appelle des compétences très spécifiques. L’ensemble des membres du Comité doivent pouvoir être formé sur l’ensemble de ces thématiques : finance, économie, organisation, etc.

Conclusion

L’équipe CFTC tentera de peser de tout son poids pour construire un accord de qualité. Des nouvelles très prochainement.

Bien à vous

Toute l’équipe CFTC

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